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Israël sous le feu des critiques pour la saisie d'une flottille d'aide à destination de Gaza

30 avril 2026
Israël sous le feu des critiques pour la saisie d'une flottille d'aide à destination de Gaza
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Les gouvernements d'Allemagne, d'Italie et d'Espagne ont exprimé leur indignation suite à la saisie par Israël d'une flottille internationale transportant de l'aide destinée à la bande de Gaza. Cet incident s'est produit en eaux internationales au large des côtes grecques, où des dizaines d'activistes humanitaires ont été arrêtés.

Appels au respect du droit international

Dans une déclaration commune publiée jeudi, les gouvernements de Rome et de Berlin ont appelé Israël à respecter pleinement le droit international et à faire preuve de retenue face à des actions qu'ils qualifient d'irresponsables. Ils ont exprimé leur grande préoccupation quant aux développements entourant la flottille.

Le Premier ministre italien, Giorgia Meloni, a également exigé la libération immédiate de tous les citoyens italiens « détenus illégalement ». Parmi les personnes à bord se trouvent des citoyens italiens et allemands.

Une déclaration de la communauté internationale

Dans un communiqué distinct, 11 pays, dont l'Espagne et la Turquie, ont condamné « la détention illégale d'activistes humanitaires en eaux internationales », qualifiant cela de violations flagrantes du droit international et du droit humanitaire international. Ces pays ont demandé aux autorités israéliennes de prendre les mesures nécessaires pour garantir la libération immédiate des activistes détenus, condamnant « dans les termes les plus forts l'assaut israélien sur la flottille Global Sumud ».

Réactions de la Turquie

Le ministère turc des Affaires étrangères a qualifié l'attaque contre la flottille d'« acte de piraterie » en violation des valeurs humanitaires et du droit international.

Justifications d'Israël

Selon Israël, sa marine a intercepté plus de 20 navires de la flottille, située à l'ouest de Crète, à environ 1 000 kilomètres de ses côtes. Le ministère israélien des Affaires étrangères a déclaré que près de 175 activistes étaient transportés vers Israël « pacifiquement ». Le ministre des Affaires étrangères israélien, Gideon Sa'ar, a ajouté que les activistes détenus seraient débarqués en Grèce, en coordination avec le gouvernement d'Athènes, qui aurait donné son accord. Toutefois, cette information n'a pas été confirmée par les autorités grecques.

Des témoignages d'une opération violente

Les groupes d'aide ont décrit l'opération sur les réseaux sociaux comme « un raid violent en eaux internationales ». Les activistes ont rapporté que des vedettes israéliennes approchaient la flottille la nuit, avec des soldats pointant des lasers et des armes semi-automatiques vers les navires. Les personnes à bord auraient été ordonnées de se rassembler à l'avant et de s'agenouiller. Selon les témoignages, des forces navales ont abordé plusieurs bateaux, « détruisant les moteurs » et « laissant intentionnellement des centaines de civils à la dérive sur des embarcations endommagées » alors qu'une tempête se profilait à l'horizon. Des interruptions de communication ont également été signalées.

Une flottille en route vers Gaza

Des dizaines de navires transportant des activistes de plusieurs pays avaient quitté la Sicile dimanche en direction de la bande de Gaza, dans ce que les organisateurs ont décrit comme la plus grande flottille à tenter d'atteindre ce territoire palestinien assiégé. Les activistes visent à contester le blocus naval israélien en place depuis 2007, soutenu par l'Égypte, et à livrer des fournitures humanitaires. Ils cherchent également à promouvoir l'établissement d'un corridor humanitaire permanent.

Malgré l'incident survenu mercredi soir, plusieurs navires de la flottille poursuivent leur route. Plusieurs embarcations se trouvaient le long des côtes de Crète, dans les eaux territoriales grecques, selon les données fournies par les organisateurs de la flottille et le système de suivi maritime Marine Traffic. À ce jour, la flottille n'a pas encore communiqué ses futurs plans, mais les organisateurs continuent d'accuser Israël d'avoir recours à la force violente.

Israël défend ses actions

Israël maintient que son intervention contre la flottille est conforme au droit international, accusant les organisateurs de collaborer avec le groupe militant palestinien Hamas, qui contrôle toujours environ la moitié de la bande côtière de Gaza.